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Comment faire un split ?

Je te parle très souvent de partage et les splits sont l’une des façons de partager du rhum que je préfère et que je pratique avec abondance. Mais tu ne sais peut-être pas en quoi consiste un split. Alors je me fixe pour objectif de t’expliquer comment faire un split.

Qu’est-ce qu’un split ?

Commençons par définir ce qu’est un split. Ce terme est encore un terme anglais très utilisé dans l’univers du rhum comme d’autres dont je vous ai déjà parlé.

La traduction la plus proche qui nous intéresse en français est « division ». Un split consiste à la division d’une chose en plusieurs parts. Un split dans l’univers du rhum consiste à diviser une bouteille de rhum en plusieurs échantillons de quelques centilitres pour les partager entre plusieurs personnes voulant déguster le même rhum.

Cette pratique est également utilisée depuis de nombreuses années dans l’univers du whisky et d’autres spiritueux. Les anglais pratiquant fortement le split, ils ont peu à peu démocratisé l’utilisation du mot « split » dans la communauté des amateurs de whisky français et par la suite dans l’univers du rhum.

Pourquoi te parler de split ?

Je parle beaucoup de partage.

Mon slogan est un rhum partagé est un plaisir décuplé.

Toute occasion de partager un rhum est une bonne occasion et faire des splits est une très bonne façon de partager du rhum.

Il y a plusieurs raisons qui mènent des personnes à faire des splits :

  • Un nouvel embouteillage vient de sortir et tu veux le goûter par curiosité, mais tu ne veux pas acheter la bouteille entière ;

  • Il y a un embouteillage que tu aimerais beaucoup goûter, mais il est totalement hors de question de mettre le prix de la bouteille ;

  • Tu as envie de t’acheter une ou deux bouteilles, mais tu n’en as pas les finances. Tu peux splitter quelques-unes de tes bouteilles pour gagner un peu d’argent et financer ce nouvel achat.

Une bouteille de rhum est chère. Pour les plus classiques, en ne parlant pas des rhums blancs tournent entre 30 et 50 euros. Pour beaucoup de personnes, c’est déjà une somme très importante à mettre dans une simple boisson. Pour le même prix, on peut facilement s’acheter une dizaine de bouteilles de vin pour rester dans les boissons alcoolisées et je ne parle pas de la bière.

Alors quand on devient un amateur de rhum et que l’on souhaite pouvoir se faire le palais sur d’autres rhums que celui que l’on peut s’acheter dans le mois, il est très tentant de pouvoir s’offrir un petit échantillon d’un rhum dont on a la curiosité de le goûter.

Cela nous permet de nous faire une idée sur un rhum que l’on n’aurait pas acheté sans savoir s’il nous plaisait.

Cela nous permet de savoir comment est un rhum que l’on ne pense pas acheter pour autant.

On peut ainsi faire des comparaisons. Se dire que le millésime 2004 est un peu en dessous du 2005.

Quand on discute avec un autre amateur de rhum, cela permet d’avoir des bases similaires et de pouvoir se comprendre quand on parle de rhums.

Comment se partage-t-on une bouteille ?

Un split n’est pas nécessairement un partage à égalité de la bouteille. Je dis cela dans le sens où tout le monde ne va pas nécessairement avoir 5cl de rhum sur la bouteille. Souvent, la personne qui fait le split se garde 10 à 20 cl, éventuellement parce qu’il a envie d’en profiter un peu plus qu’avec 5 cl.

En suite, cela dépend de la contenance des fioles utilisées. Cela peut être des splits de 3cl, 5cl, 6cl, 10cl.

Il peut y avoir aussi des participants au split qui vont prendre 2 voir 3 fioles.

Mais le prix de la bouteille doit toujours être partagé équitablement.

Comment faire un split ?

Un split se réalise en plusieurs étapes et nécessite du matériel qu’il faudra acheter et qui entrera dans le coup de sample.

Je fais tout de suite un petit aparté sur le prix du sample. J’ai déjà pu le dire dans mon article sur les samples, mais je répète qu’un split n’est pas un moyen de se faire de l’argent. Le prix de la bouteille doit être divisé en fonction de sa quantité. Pour les à-côtés, il faut attribuer à chaque sample les frais réels et ne pas ajouter de coup de main d’œuvre. Car sinon, cela devient du travail rémunéré et comme cela touche à de l’alcool, c’est un travail qui est fortement taxé.

Il faut une bouteille à partager

Cela paraît bête de commencer par cela, mais il y a de petits détails qui méritent que l’on discute de la bouteille.

Tu peux simplement avoir déjà acheté la bouteille. C’est comme cela que les splits se font la plupart du temps. Soit parce que l’auteur du split a acheté la bouteille dans l’intention de la splitter, soit parce que c’était une bouteille qu’il possédait déjà et que pour quelque raison que ce soit, il décide de la splitter.

Une autre possibilité est de choisir la bouteille à splitter, mais de ne pas l’acheter tout de suite. Tu n’as peut-être pas les fonds pour l’acheter en propre. Et donc tu vas mettre à contribution les personnes qui vont se partager la bouteille avec toi pour pouvoir l’acheter.

Tu vas donc faire le calcul du coup d’un sample et proposer aux participants de les acheter avant que tu ne fasses le split. C’est comme un pot commun pour acheter une bouteille à plusieurs.

Une fois que tu as les fonds, tu as aussi les adresses d’envoi de chaque participant. Tu peux alors aller acheter la bouteille et faire le split.

Les fioles

C’est l’autre élément qui a son importance dans le split.

Pour faire un split, il faut des fioles où mettre le rhum que l’on va envoyer aux participants du split.

Ces fioles peuvent être en verre ou en plastique. L’un ou l’autre a ses avantages et ses inconvénients.

Le verre a l’avantage d’être neutre pour le rhum et donc de permettre une conservation des plus sure pour le rhum. L’inconvénient est qu’il est plus lourd que le plastique et plus fragile et donc pour l’envoi par la poste, c’est plus cher et aussi plus risqué. Cela peut casser si c’est mal protégé.

Le plastique est léger et ne risque pas de se briser dans le transport. Mais c’est un peu moins qualitatif pour la conservation du rhum.

Les fioles peuvent être de différentes tailles. Tu peux en trouver de 3 cl, 5 cl, 6 cl, 10 cl et même de 15 et 20 cl parfois. À toi de déterminer en quelle fraction tu veux diviser ta bouteille.

Tu peux te procurer des fioles facilement en pharmacie. Mais je te recommande de passer par le site Rhum Attitude qui propose des fioles de 3 et 6 cl en verre et des fioles en plastique de 5 cl. C’est des fioles très qualitatives et tu les as à un très bon prix.

Les étiquettes (facultatif)

Je dis facultatif, mais je n’ai jamais vu sans. Disons que ce n’est pas le plus important.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Comment faire un rhum arrangé : fruits ? Épices ? Temps de macération [122/365]

Vous pouvez acheter des étiquettes très facilement en papeterie et en gros. Oui, il faut l’acheter en gros. Si vous achetez une vingtaine d’étiquettes en grande surface, ce sera presque aussi cher que d’acheter un rouleau de 200 étiquettes en papeterie.

Vous pouvez facilement écrire le titre de la bouteille sur l’étiquette, c’est la pratique la plus courante.

Mais il y a une pratique un peu plus longue à mettre en place et qui demande de faire une impression, le fait de créer des étiquettes à imprimer en noir et blanc ou en couleur. Cela donne un côté bien plus qualitatif. Et en définitive, cela ne coûte pas beaucoup plus cher que l’achat d’étiquette. Je viens de m’acheter de nouvelles cartouches pour mon imprimante et ça fait mal. Les cartouches coûtent presque plus cher que l’imprimante.

L’envoi du sample

Alors tout de suite, je vous dis qu’il n’est pas toujours nécessaire d’envoyer le sample par la poste. Vous pouvez trouver un moyen de donner les samples en main propre ou en passant par un intermédiaire. Si vous habitez dans une même région, concertez-vous, vous trouverez peut-être un moyen de vous passer des frais de port.

Si tu dois envoyer le sample, il va te falloir bien protéger la fiole, surtout si elle est en verre. Personnellement, j’utilise des enveloppes à bulles. Et quand j’envoie des fioles en verre, je double et je triple même la couche de bulles.

Tu peux utiliser un carton, mais si tu as qu’un seul sample à envoyer, cela peut être complexe d’avoir un carton assez petit. Pour l’envoi de plusieurs samples, cela devient bien plus pertinent d’utiliser un carton pour bien les protéger.

Le calcul du prix du sample

Voilà la partie la plus importante pour bien sauvegarder votre réputation et garder la confiance des personnes qui vous achètent des samples.

Il va y avoir une partie fixe qui va correspondre à la fiole, l’étiquetage, l’emballage et les frais de port. Et dans cette partie fixe, il y a deux possibilités, avec ou sans envoi :

  • la fiole, compter en moyenne 0,5 euro ;

  • l’étiquetage qui revient à moins de 0,05 centime (je ne le compte pas personnellement) ;

  • l’emballage entre l’enveloppe ou le carton et le papier à bulle qui revient à 0,5 euro ;

  • les frais de port qui s’élèvent à environ 3,5 euros pour plus de 100g ;

Cela nous fait des frais fixes de 50 centimes sans envoi et de 4,5 euros avec envoi. L’envoi n’est donc pas négligeable pour l’envoi d’un seul échantillon.

Vient en suite le calcul du prix du liquide, du rhum. Cela est simple. Tu prends le prix de la bouteille que tu divises par le nombre de centilitres.

En exemple, tu peux prendre le HSE Small Cask 2004 qui est à 95 euros pour 50 cl. Cela fait 95 / 50 ce qui fait 1,9 euro du centilitre.

Ainsi, si vous envoyez un sample de 3 centilitres, cela fait 3 x 1,9 et donc cela fait 5,7 euros pour le sample.

Et donc en prix final, nous avons 6,2 euros sans envoi et 10,2 euros avec envoi.

Et si quelqu’un cherche à arnaquer les acheteurs ?

C’est du domaine du possible. On est pour beaucoup de ceux qui font ces splits, des amateurs. Et donc un split se fait surtout sur la confiance.

Si quelqu’un t’arnaque en ne mettant pas le bon rhum dans la fiole ou en pratiquant des prix excessifs, il ne fait que flinguer sa réputation. Dans le petit monde du rhum, cela peut aller très vite pour que plus personne ne vous fasse confiance.

Il est très peu probable que tu te fasses arnaquer si tu participes à un split d’une personne que tu connais ou tout du moins avec qui tu discutes régulièrement sur les réseaux.

Si tu ne connais pas la personne qui fait le split. Renseigne-toi pour connaître sa réputation. Si plusieurs personnes en qui tu as confiance te donnent leur garantie, c’est à toi de voir si tu veux participer.

Personnellement, tous les splits auxquels j’ai participé étaient des splits organisés par des personnes qui en organisent régulièrement et dont je sais qu’ils font du travail propre.

Conclusion

Je parle souvent des samples pour pouvoir goûter un rhum sans avoir à acheter la bouteille, il me fallait t’expliquer comment on en arrive à faire ces samples.

Même sur le site de Rhum Attitude où tu peux trouver des samples pour presque toute leur gamme, c’est en faite des splits qui sont faits de ces bouteilles. Avec un encadrement plus légal et une grosse logistique.

Alors, vas-tu faire un split prochainement ? Dis-le-moi en commentaire je serais peut-être intéressé pour te prendre un sample.

Si tu as aimé cet article, partage-le sur Facebook ou Tweeter, cela m’aide beaucoup?. Et si tu trouves que je dis de la merde, surtout ne faites rien, tu risquerais de me faire de la pub involontairement?.

N’oublie pas qu’un rhum partagé est un plaisir décuplé.

Mais aussi que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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